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Références graphiques : l’illustration au service de l’imaginaire – BLEU DE TOI

BOÎTE 02 Le dessin de Dominique Maes est fait de hachures et contre-hachures dans le livre-application « Bleu de Toi ». Ses maîtres ? Deux artistes contemporains (XIXème siècl…

Bleu de Toi

Le dessin de Dominique Maes est fait de hachures et contre-hachures dans le livre-application « Bleu de Toi« .

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Ses maîtres ? Deux artistes contemporains (XIXème siècle) : Gustave Doré et J.J. Grandville. Le premier, artiste protéiforme – à la fois illustrateur, peintre, sculpteur – ne connait pas de limite créatrice ; le second, caricaturiste, excelle dans l’illustration zoomorphique (métamorphose d’animaux

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Gustave Doré est un artiste protéiforme et génial : il aime les grands formats, les hors-formats mais également les toiles plus intimistes. Prolifique, il explore toutes les techniques : illustration, peinture, aquarelle, eaux-fortes, gravure sur bois ainsi que la sculpture. Il illustre auteurs clas

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A l’époque des deux artistes, les jeunes illustrateurs essaient de se faire un nom grâce au dessin de presse et à la caricature en rentrant par la petite porte. « Son projet d’artiste sera de gravir les échelons, de conquérir la reconnaissance aussi bien dans le domaine de l’illustration (…) que dan

Pantagruel

En 1854, l’édition des Oeuvres de Rabelais lui amène la célébrité à 22 ans à peine. Plusieurs rééditions suivront rapidement. Pantagruel et Gargantua sont ainsi de ces oeuvres qui font partie de la mémoire collective à n’en pas douter.

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Les éditeurs publient ses ouvrages en éditions de luxe et créent les premières collections uniformes de livres illustrés. Chaque livre est vendu entre 160 et 200 francs, une fortune à l’époque.  Au XIXème siècle, l’impression est mécanisée mais la gravure reste un procédé lent et coûteux. Un livre,

Le Petit Chaperon Rouge

En 1862 paraissent les Contes de Perrault : Le Petit Chaperon Rouge, Barbe Bleue, Le Petit Poucet, Le Chat Botté. Exit le merveilleux, Doré dépeint une vision sombre, fantastique des textes de Perrault.

L’enfer

Il finance lui-même la conception de La Comédie Humaine – L’enfer, Le Purgatoire et Le Paradis – de Dante (1868), jugée trop risquée par les éditeurs sceptiques. Il entreprend également de mettre en images Le Paradis Perdu, poème épique de l’Anglais John Milton. Dans les deux cas, les scènes sont gr

Le Corbeau

En 1884 est publié Le Corbeau (Raven) d’Edgar Allan Poe qu’on peut comparer avec le corbeau plus japonisant, plus épuré de Manet à la même époque.

ses saltimbanques

Il croque régulièrement le monde forain et ses saltimbanques auxquels ils semblent s’identifier de par son mode de vie (l’artiste aime faire la fête), les souffrances et vicissitudes de ce milieu ou encore le sentiment d’exclusion qu’il éprouve à l’égard du monde des Arts de l’époque.

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Enfin, on comptera plus de 120 volumes, plus de dix mille pièces lorsque Doré meurt à 51 ans. Il est intéressant de noter que c’est un des premiers artistes à s’exporter à l’international : en Angleterre, en Hollande, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Pologne, aux Etats-Unis. Sa g

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Jean Ignace Isidore Gérard, plus connu sous le pseudonyme de J.J. Grandville, est un caricaturiste français de renom. Le trait précis, abondant, J.J. Grandville apporte une certaine rigueur au dessin qu’il veut réaliste. Dumas dit de lui qu’il a développé une technique proche de celle de l’auteur, «

Les Métamorphoses du Jour

Dans Les Métamorphoses du Jour (1829), il aime à montrer l’irrationalité de l’être humain en parant les animaux d’habits humains, marchant sur leurs deux pieds (et non pattes), effectuant des tâches, jouant un rôle dans la Comédie Humaine. Le naturaliste minutieux compose alors des scènes zoomorphes

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Chez Grandville, le fantastique le mêle à l’inquiétant. Baudelaire témoigne ainsi : « Il est des gens superficiels que Grandville divertit ; quant à moi, il m’effraie ».

la Monarchie de Juillet

Caricaturiste, ses planches satiriques s’attirent la foudre de la Monarchie de Juillet (période durant laquelle la Bourgeoisie française accapare le pouvoir). Une loi est promulguée en 1835 limitant la liberté de la presse. Une autorisation est désormais obligatoire préalablement à la publication de

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